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Carnets sur sol Dec 10
Aujourd'hui, le tout-LULLY est à Versailles pour Alceſte. Mais quand il s'agit de profiter des merveilles de Versailles, j'aurai beau me presser, je partirai trop tard. 💓
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Carnets sur sol Dec 10
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Ce début d'Alceste, ce récitatif d'Alcide, est une des choses que j'aime le plus dans toute la musique. Écouté le début du disque Rousset chez Ambroisie (ouverture, acte I), ce sera grand.
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Carnets sur sol Dec 10
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Chez *Aparté, évidemment. (Ambroisie, c'étaient juste Persée et Roland. Il les refera peut-être.)
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Carnets sur sol Dec 10
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J'en profite pour un petit TOP LULLY des tragédies. 1. Armide 2. Roland 3. Amadis 4. Atys 5. Phaëton 6. Alceste 7. Cadmus 8. Bellérophon 9. Proserpine 10. Persée 11. Thésée 12. Isis 13. Psyché II J'attends la suite de cette formidable intégrale Rousset chez .
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Carnets sur sol Dec 10
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Donc il ne me restera, ce soir, plus que Roland à entendre parmi mes chouchoutes ! (Mais je risque d'attendre, Rousset privilégiant l'inédit.)
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Carnets sur sol Dec 10
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Finalement, Alceste est n°3 ; encore très italienne, moins « symphonique » que les dernières, avec ses chœurs nombreux, ses sous-intrigues comiques (en contrepoint de la leçon principale), et ses récitatifs secs débordent élans ineffables.
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Carnets sur sol Dec 10
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C'est la deuxième tragédie de LULLY. Elle est répétée, à l'automne 1673, dans les appartements de Mme de Montespan à Versailles mais créée au théâtre du Palais-Royal, où le roi se rend après la création.
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Carnets sur sol
La cabale qui la frappe vise bien sûr l'italianité dégénérée de la musique ( ), mais est aussi le fait de scribouillards comme Boileau (bien moins bon colibrettiste pour Phaëton) ou Racine (qui a écrit tous les mauvais Molière). Succès néanmoins.
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Carnets sur sol Dec 10
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Dans cette usine déclamatoire à mélodies, les batailles spectaculaires préfigurent Thésée ( ), les chœurs a cappella d'Atys.
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Carnets sur sol Dec 10
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L'ensemble n'a pas la vigueur du drame satyrique d'Euripide (où les plaintes d'Admète touchent plus au ridicule qu'au sublime, où les refus de son père Phérès sont plus savoureux), mais conserve cette élégance non dépourvue de légèreté. Quinault est grand – lui aussi.
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Carnets sur sol Dec 11
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La proximité permettrait de faire un tour à l'exposition des Visiteurs versaillais, avec la maquette de l'Escalier des Ambassadeurs, de jolis Robert qu'on revoit avec plaisir, des objets offerts. Le tout dans un propos sur les types de réception et une scénographie atmosphérique.
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Carnets sur sol Dec 11
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L'acoustique toujours un peu difficile de l'Opéra Royal rendait l'exécution un brin froide (les Talens semblaient aussi moins enfiévrés que pour Bellérophon ou Armide). Peut-être aussi, vu la quantité de récitatifs et la tendance de Rousset à les alanguir, un effet structurel.
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Carnets sur sol Dec 11
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Mais quel sens du style, quelle beauté des réalisations (les contrechants de Rousset au continuo sont d'une richesse et d'une inspiration que personne n'approche !), quelles galantes délicatesses du Chœur de chambre de Namur !
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Carnets sur sol Dec 11
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Le disque enregistré après Beaune conserve ces qualités, mais rend bien mieux justice aux détails et aux couleurs, il paraît bien plus ardent.
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Carnets sur sol Dec 11
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Et la glotte, me direz-vous ? Il y a deux façons de l'envisager : l'impression générale ou l'observation plus critique. Ma munificence ne connaissant point de bornes, je vous offre les deux.
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Carnets sur sol Dec 11
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C'est très bien chanté : Bazola, Gonzalez Toro, Wanroij, de Hys, Tauran n'ont plus à faire leurs preuves dans ce répertoire. Plus réservé sur l'engorgement de la nouvelle technique de Crossley-Mercer, jadis si net, désormais si cravaté. (Et Douglas Williams carrément pas beau.)
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Carnets sur sol Dec 11
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Globalement, on y prend beaucoup de plaisir. Mais à présent, si l'on considère que l'on a les meilleurs spécialistes : pourquoi est-ce aussi peu déclamé ? Même Wanroij semble chanter plus que dire ; le travail sur les quantités et consonances de la langue n'est plus fait. :(
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Carnets sur sol Dec 11
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La seule qui le fasse est Lucía Martin Cartón, dont le timbre reproduit exactement le fruité de la jeune Mellon (!) : elle sort du Jardin des Voix et elle, elle marque les appuis de la langue, avec un timbre clair mais des couleurs capiteuses. (Certes, on touche au miracle ici.)
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Carnets sur sol Dec 11
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Rousset lui a confié les plus belles parties : la Nymphe de la Seine qui ouvre le Prologue et la Femme Affligée qui annonce la mort d'Alceste, et d'autres personnages moins clairement nommés (Nymphe, Ombre) mais très bien servis musicalement.
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Carnets sur sol Dec 11
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J'avais d'Oustrac dans l'oreille (Malgoire 2006), et c'est encore plus fort. Grosse révélation.
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