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Carnets sur sol
#29 Quatre compositeurs viennois (dont deux jamais entendus !) à Sainte-Marie-des-Batignolles, où je pénètre pour la première fois, par des artistes que je découvre.
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Carnets sur sol 27 Oct 18
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¶ Le Requiem de Johann Caspar KERLL, écrit en 1686 à son propre usage, a la particularité d'être ample (chœurs spatialisés, doublures instrumentales), très doux et caressant, assez italianisant. La disposition accentue remarquablement son caractère paisible et enveloppant.
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Carnets sur sol 27 Oct 18
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Instrumentarium atypique et archaïsant prévu par le compositeur : consort de violes, cornets à bouquin, sacqueboutes (la harpe triple n'est probablement pas incluse explicitement).
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Carnets sur sol 27 Oct 18
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Dies iræ imitant le mouvement mélodique du thème grégorien, mais en doux majeur, trémolos de gambes (écrits ?) pour solo de basse (Quantus tremor, hihi), Tuba mirum sans sacqueboutes (contrechants de gambes), Quid sum miser tout en imitations instrumentales de la soprane…
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Carnets sur sol 27 Oct 18
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Très beau trio soprano-alto- ténor en guise de Benedictus !
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Carnets sur sol 27 Oct 18
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Le chef Jean-Baptiste Nicolas fait monter progressivement le son dans les entrées décalées du contrepoint, ce qui crée une impression d'élévation véritable comme j'en ai peu entendu ; il faut contempler simultanément le chœur d'Assomption à double fond, l'effet est saisissant !
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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Les solistes sont remarquables aussi : Morgane Collomb, soprano, avec une voix prête pour une grande carrière, à la fois efficace et belle, franche et moelleuse.
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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Impressionné aussi par Cyrille Lerouge : contre-ténor avec du vibrato, bien rond, bien projeté, qui parvient à trouver les fréquences qui font résonner l'église assez sèche des Batignolles !
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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Et splendide orchestre très chaleureux et habité (quelle trouvaille – du compositeur apparemment –, ce consort de violes en guise de cordes, et que ça sonne bien avec cornets à bouquin et sacqueboutes !).
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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¶ Moins séduit par le reste du programme (et par l'exécution, d'ailleurs : on sentait que le Te Deum de Fux aurait mérité plus de répétitions pour mûrir et s'abandonner complètement, affiner les équilibres…), mais à nouveau des découvertes inestimables !
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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¶ Une cantate de Conti, l'immortel auteur de ce Don Chisciotte nella Sierra Morena (avec un final du I en forme de grand ensemble vocal sur la Follia di Spagna !) pour le mariage de l'Infante d'Autriche en 1719.
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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Exultation un peu abstraite qui exalte les vertus conjugales et la puissance de l'Empire (« de pôle à pôle ») : le triomphe du décoratif de type /seria/, après une longue introduction moins italienne, dans le style des fêtes d'extérieur (Soupers du Roy, Tafelmusik, Water Music…)
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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¶ Pour finir, étrange choix de mêler les réjouissances pour une fête équestre de 1666 (de Johann Heinrich Schmelzer) et des extraits Te Deum de Fux… mais cela fonctionnait très bien, rompant toute monotonie !
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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Sans surprise, musique équestre uniquement décorative (thème simple énoncé par les cornets-trompettes-sacqueboutes, et repris en écho par les cordes doublées des hautbois), qui devait être très belle en fond, mais n'a pas d'intérêt autonome majeur, sauf en respiration comme ici.
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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Quant au Te Deum de Fux, je l'ai trouvé un peu sérieux (mais ce n'est pas forcément mon univers de cœur), comme cette fugue finale qui ne sourit ni n'exulte beaucoup. Néanmoins /différent/, comme l'ensemble du programme *passionnant* de ce jeune ensemble !
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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J'y ai aperçu des visages déjà croisés au CRR de Paris, au CNSM (Simon Nebout aux timbales, très impressionnant et charismatique dans ses débuts de chef symphonique !), dans l'OJIF (Diane Mond, Gaétan Pavlin), à Versailles,
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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ou dans l'ensemble explorateur La Calisto (Kaj Hamelin), dont tous les programmes sont des aventures ! Tenue basse des violons arrivés pour la seconde partie (Cyril Lachèze joue carrément l'instrument posé sur le bras !), véritable effort d'exécution informée…
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Carnets sur sol 30 Oct 18
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et cela fonctionnait splendidement dans le Kerll ! Moins de cohésion dans la partie XVIIIe, mais l'ensemble n'a qu'un an et propose un programme entier d'inédits (instructif historiquement, et marquants), très bien exécutés ! Je suis déjà fan – ils sont sous surveillance.
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