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Carnets sur sol
J'avais découvert Jean-Christophe Lanièce grâce à l'extraordinaire cycle Hahn de la Compagnie de l', et puis j'avais entendu son Pelléas, un miracle (la Fontaine, avec Cécile Madelin). Ce soir, je suis donc à l' pour sa version avant orchestration !
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Carnets sur sol Oct 23
Replying to @CnsmdParis
C'est un ancien du , où il a donné notamment un Comte Robinson(e) et ces extraits de Pelléas : voix fine qui claque bien (technique très italienne), très beau timbre, aigu glorieux, superbe diction limpide, franche. À l'aise sur scène aussi, mais pour Pelléas-concert…
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Carnets sur sol Oct 23
Replying to @carnetsol
En réalité il ne s'agit pas de la partition d'origine, mais de la transcription piano incluant les interludes (tant mieux, tant mieuuuuux !).
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Carnets sur sol Oct 23
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J'hésite à commenter une séance de déchiffrage : ils chantent tous bien et exactement leur partie (à deux détails près pour Degout), mais on sent bien le manque de décantation, de scène. Rigide. À dire vrai, connaissant déjà l'œuvre, je m'ennuie un peu.
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Carnets sur sol Oct 23
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Étrangement, je n'entends jamais cette rigidité dans les spectacles d'école (tétanisés ? moins de temps pour bosser exclusivement ça ?) Même pour Pelléas, c'est très vivant en général.
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Carnets sur sol Oct 23
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Le la3 de Lanièce est splendide de franchise et de liberté, mais la voix s'est épaissie, degoutisée, cela doit servir pour passer des orchestres et trouver de l'emploi, mais j'aime moins.
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Carnets sur sol Oct 23
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Je remarque surtout le superbe Yniold de Micha Calvez-Richter, trop bien timbré pour donner envie de gifler.
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Carnets sur sol Oct 23
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Pas trop aimé les autres voix : ce devait être bien avec orchestre, mais elles sont un peu épaisses pour l'exercice pianos, surtout sans l'abattage utile (s'il y a bien un opéra qui se mûrit).
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Carnets sur sol Oct 23
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Même Degout chante un peu trop à mon goût (et outrepasse des détails importants : « la joi-e », il manque une note ; ou la césure écrite pour « perdu tout ce que j'ai »). Pas séduit ni convaincu.
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Carnets sur sol Oct 23
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Au IV, la nouvelle technique de Lanièce lui joue même des tours : la voix peine à sortir dans l'aigu (alors qu'elle était si facile et sûre) et la clarté se perd. Un peu triste, j'en espérais beaucoup.
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Carnets sur sol Oct 23
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Il va sans dire que j'ai le plus grand respect pour les interprètes qui se frottent à une œuvre si délicate, et je ne les juge nullement ; simplement, le concept de donner *cette* œuvre en version piano au bout d'une semaine de répétitions, sans des routiers de l'oeuvre, non.
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Carnets sur sol Oct 23
Replying to @carnetsol
Martin Surot joue tout de même cela avec une facilité déconcertante, mais sans le frisson dramatique, dur. Je crois ausso que j'ai (trop) l'œuvre dans l'oreille (donc pas le plaisir de la découverte) et que j'étais préoccupé, donc moins disponible pour habiter les interstices.
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Carnets sur sol Oct 23
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La version piano permet tout de même de remarquer des détails :
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Carnets sur sol Oct 24
Replying to @carnetsol
Je ne parviens pas à remettre la main sur mes notes, avec les précieuses remarques sur la partition. Grmblbl.
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Carnets sur sol Oct 24
Replying to @carnetsol
Disons qu'avec la version piano, on entend très bien le matériau thématique à nu : la haine de Golaud (le motif montant lors de la bague, du balcon, des souterrains…),
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Carnets sur sol Oct 24
Replying to @carnetsol
la mer qui n'est pas qu'un habillage orchestral. Elle dispose d'un motif en rebond, et semble en partie issue de celui de Golaud. D'ailleurs, à la fin du I, lorsque le bateau est reconnu par Mélisande, le motif de Golaud est cité sans équivoque.
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Elemer Oct 24
Replying to @carnetsol
Je veux bien mais quel rapport entre Golaud et la mer ?... et si son thème est cité avec le bateau, ce pourrait aussi bien pour le "qui m'a menée ici", non ?
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Carnets sur sol Oct 24
Replying to @guillaume_mbr
C'est exactement ce que je voulais suggérer. Et ça donne sans doute la clef du lien entre les motifs (Golaud est le seul natif d'Allemonde à avoir voyagé dans les temps récents).
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Carnets sur sol Oct 24
Replying to @guillaume_mbr
C'est plutôt le motif de Mélisande qu'on entend pour « le navire qui m'a menée ici ». Golaud est ici :
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Carnets sur sol Oct 24
Replying to @guillaume_mbr
Et le motif de la mer est pointé sur le même patron :
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