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Carnets sur sol
… et dans la foulée, littéralement, un #26 où l'Orchestre Révolutionnaire et Romantique propose un déluge de couleurs et le ravive Berlioz à sa fureur première !
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Carnets sur sol Oct 23
*le C'était un défi avec , rédiger un tweet tout en discutant et applaudissant. Réussi en termes de temps, mais pas en termes de syntaxe. Je n'en suis pas encore à la maîtrise .
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Carnets sur sol Oct 23
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Trompettes droites (longues) et cornets, bassons au grain extraordinaire (et à 4 !), 4 harpes en miroir, 2 ophicléides, 1 serpent, des violons sans vibrato mais qui jouent avec une précision d'intonation et une variété de coloris hallucinantes… De quoi renouveller l'écoute !
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Carnets sur sol Oct 23
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J'avais fait en février la fantastique dans la salle de la création et par l'équivalent de la Société des Concerts du Conservatoire ; cette fois c'est par les instruments de la création, le frisson de l'authenticité en deux fois. Ma vie est une sorte d'œuvre d'art.
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Carnets sur sol Oct 23
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Ce soin de l'authenticité conduit à s'interroger sur ce qui a pu pousser Gardiner à faire jouer des cloches synthétiques ou enregistrées, commandées par un clavier-maître ! Ce n'est pas moche, mais si loin de la démarche !
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Carnets sur sol Oct 23
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¶ Que dire sur les œuvres, que des tubes, qui n'ait pas été dit ? Je pourrais souligner combien Gardiner ravive la modernité de Cléopâtre et son figuralisme (bourdonnement des contrebasses dans les tempes, spasme des violons et altos, enfin la main qui retombe aux contrebasses),
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Carnets sur sol Oct 23
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ou la restitution de ce spectre sonore aux étagements infinis (très peu de doublures chez Berlioz), même si, dans les grands tutti, seuls les cuivres survivent. Ou cette préfiguration des rythmes de Marche au supplice dans l'orage aux champs… mais à quoi bon ?
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Carnets sur sol Oct 23
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Lucile Rochardot (essentiellement une chanteuse baroque, pilier chez Daucé par exemple) était un choix hardi, qui met en valeur le texte (jusqu'à l'expressionnisme) avec une intensité inhabituelle.
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Carnets sur sol Oct 23
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L'émission, avec peu d'harmoniques faciales, passe mal lorsqu'elle est concurrencée par l'orchestre ; le reste du temps, proposition très neuve et sublime, sur cet étrange timbre volontiers poitriné et pharyngé, elle trouve sa voie sans chercher à singer la tradition.
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Carnets sur sol Oct 23
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¶ Adoré la limpidité du premier mouvement de la Fantastique (où l'on trouve déjà quelques enchaînements wagnériens, et même ce cor anglais pastoral sans cesse entre majeur et mineur) ;
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Carnets sur sol Oct 23
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les II et III étaient un peu carrés (il est écrit « en dehors » pour la mélodie de la Valse, ici un peu rectiligne, mais l'intérêt résidait véritablement dans la redécouverte du spectre timbral, des équilibres ; et avec quelle maîtrise, quel feu !
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Carnets sur sol Oct 23
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Le chalumeau des clarinettes en poirier sonne comme des hautbois, les bassons rauques rugissent, la clarinette en ut glapit… Et avec quelle chaleur !
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Carnets sur sol Oct 23
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¶ Le chœur de la Chasse royale est assuré par les musiciens (saisissant !), de même que les cris des fileuses à la fin de Marche au supplice.
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Carnets sur sol Oct 23
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¶ Investigations post-concert. Pour les cloches, Berlioz souhaitait réellement un clocher (les percussions tubulaires se répandent plus tard, les cloches inversées aussi ?), mais proposait plusieurs pianos en coulisse, à défaut.
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Carnets sur sol Oct 23
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Pour le cri des fileuses appelant à la mort, rien sur le manuscrit holographe, pourtant bavard. Nous sommes donc allés, armés de notre polyglossie glottophile, interroger des musiciens qui causaient innocemment devant le métro.
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Carnets sur sol Oct 23
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C'est Gabrielle Maas (violon I) qui nous a répondu, dans un français parfait, et avec une grâce infinie, nous consacrant de longues minutes en pleine rue alors que se tenait le festin d'adieu de la tournée avec ses collègues : c'était une fantaisie délibérée de Gardiner.
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Carnets sur sol Oct 23
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La recherche de la vérité, dans ces conditions, est une entreprise des plus agréables. 💐
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