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Carnets sur sol
#17 S'enterrer pour 5h par ce grand soleil, pour entendre un livret abscons parler de nuit et de mort. Bon. Mais c'est Tristan ; le bref postlude du II est peut-être l'une des plus bouleversantes choses de toute la musique. Rien que pour ça.
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Carnets sur sol Oct 9
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Pour les amateurs, il y a aussi des solos complètement à nu de *clarinette basse*.
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Carnets sur sol Oct 9
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J'avoue avoir été encore ube fois affecté par la qualité du livret : que c'est long, que c'est nul, si bien que l'attention se relâche là où la musique se déploie pourtant. Des opéras bien moins considérables (ou d'autres Wagner) me tiennent à 100% en salle.
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Carnets sur sol Oct 9
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Autrement, merveilleuse soirée de musique (adoré Martina Serafin au I), musiciens et chanteurs splendides.
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Carnets sur sol Oct 9
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J'ai sans doute trop écouté Tristan et la force de l'acte II s'est un peu émoussée. Ou bien est-ce l'éloignement de Bastille. Je crois que la nature des mélodies, plus lyriques, produit aussi cela (sans que j'aie déclassé l'œuvre). L'acte III continue de me terrasser.
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Carnets sur sol Oct 9
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¶ Comme prévu, trouvé les vidéos de Viola pénibles (surtout au I : rituel niaiseux, et surtout écran très blanc, personnages qui bougent). Mais de côté et de plus près, on a vraiment le choix de ce qu'on regarde. L'aurore de Marke ou les paysages du III passent assez bien.
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Carnets sur sol Oct 9
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Dans tous les cas, du fond de Bastille, ça s'impose de façon difficile à échapper (dû l'occulter discrètement avec mon programme pour les moments les plus clairs / narratifs / animés). Et les symboles ne sont pas très fins pour nourrir en échange.
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Carnets sur sol Oct 9
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La vidéo peut être vraiment utile, mais il faut respecter quelques règles de bon voisinage : ¶ pas d'action parasite ; ¶ l'image doit être assez sombre pour ne pas s'imposer à la vue au détriment de la scène.
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Carnets sur sol Oct 9
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Donc on peut : ∆ grossir des détails de la scène (van Hove le faisait très bien dans Boris, là ça aidait du fond) ; ∆ proposer des images atmosphériques (pourquoi pas la mer et les moments du jour, comme le fait Viola).
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Carnets sur sol Oct 10
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Sur le contenu lui-même, j'ai trouvé ces plans-séquences ralentis particulièrement fades et peu signifiants, mais lorsqu'ils sont immobiles ou répétitifs, et à faible contraste, ça meuble agréablement (puisqu'il ne se passe rien sur scène !).
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Carnets sur sol Oct 10
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Seule Martina Serafin, expérience personnelle ou choix de la direction d'acteurs (qui ne semble pas avoir beaucoup infléchi Schager et Goerne, alors même que Sellars est revenu pour la reprise !), incarne vraiment, avec de belles poses de princesse d'enluminure. <3
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Carnets sur sol Oct 10
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Alors que je conservais le souvenir de son Elsa pataude à tout point de vue (timbre éraillé, incarnation engoncée), j'ai adoré son acte I, frémissant, mobile, avec un assez beau timbre (un peu acide, oui) qui fend l'espace, un sens des mots et un véritable abandon !
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Carnets sur sol Oct 10
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Elle se fatigue certes à l'acte II, mais sans rien de moche, au contraire, l'émission est vraiment calibrée pour se faire entendre : ce n'est pas joli de près, mais de loin et avec orchestre, c'est une superbe voix de dramatique wagnérien. Et à nouveau belle au III, allègements.
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Carnets sur sol Oct 10
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En comparaison, j'ai trouvé les autres (tous bons) moins marquants, hors Nicky Spence (Marin, Berger) et Tomasz Kumięga (le minuscule rôle du Pilote), Neal Cooper (Melot clair et saillant) sonores, équilibrés, très engagés.
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Carnets sur sol Oct 10
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Et puis René Pape. La voix passe très bien la rampe, quoique un peu grisée, légèrement amoindrie (le tabac ?), aisée même face à l'orchestre. Et la science des mots – même le temps entre la fin de la voyelle et la résonance de la consonne est calibré pour servir l'expression !
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Carnets sur sol Oct 10
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Andreas Schager se joue des difficultés du rôle, avec un volume incroyable sur une voix à l'assise métallique gigantesque, mais jamais dure. Pour autant, moins touché : la contrepartie est une voix pleinement maîtrisée, homogène, moins variée que des instruments plus fragiles.
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Carnets sur sol Oct 10
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(Il n'empêche : je venais pour lui et Jordan, et je n'ai pas été déçu, du tout.)
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Carnets sur sol Oct 10
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Je n'ai en revanche pas autant aimé Gubanova : je n'ai pas retrouvé la rondeur et la facilité que je lui trouve d'ordinaire. L'expression aussi semblait plus mesurée. Peut-être la fatigue physique de fin de série, ou le différentiel avec Serafin complètement habitée et radieuse.
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Carnets sur sol Oct 10
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Goerne a confirmé mes craintes, mais d'une façon inattendue. Ses Kurwenal d'il y a dix ans étaient des merveilles de mélancolie, mais je me figurais,au vu des tonalités qu'il choisit actuellement qu'il n'avait plus les nombreuses notes hautes du rôle. Au contraire, sans faiblir.
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Carnets sur sol Oct 10
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Cependant, son absence d'harmoniques faciales l'empêchant de passer l'orchestre (vraiment l'exemple parfait de la dichotomie entre puissance et projection : ), il force beaucoup, et finit son acte III la voix complètement voilée, obligé d'alléger.
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Carnets sur sol Oct 10
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Son art fait que cela reste beau et sensible, mais ce n'est de toute façon pas un rôle où son sérieux est un atout particulièrement enviable. Assez monochrome aussi, hier (ses nuances infinies de gris semblaient s'être figées, effet de la présence de l'orchestre ou de l'âge).
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Carnets sur sol Oct 10
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L'orchestre est le meilleur des 2 de l'Opéra (celui que j'appelle les Oranges, par opposition aux Jaunes – je ne sais pas qui sont les Bleus et qui les Verts) et en fin de série, dans une musique qui leur plaît, le résultat est splendide.
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Carnets sur sol Oct 10
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Jordan parvient ainsi à faire entendre la double progression thématique du Prélude du I ; et si son sens analytique le sert moins dans cette veine lyrique que pour Walküre, les Maîtres ou Parsifal, il livre pour autant une vision complètement sobre, pudique et aboutie.
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Carnets sur sol Oct 10
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(C'était la même chose pour Parsifal, je n'avais jamais entendu un si magnétique Prélude du I – que je n'adore pas d'ailleurs.)
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Carnets sur sol Oct 10
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Concernant les détails de l'œuvre, remarqué pour la première fois le retour du motif « Mir erkoren » (qui sert de fondement au Prélude du III), accéléré, pour exprimer les doutes de Tristan face aux explications de Kurwenal. (N'ai pas encore déterminé pourquoi, dois regarder.)
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Carnets sur sol Oct 10
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L'occasion de me replonger aussi dans les multiples traductions (dont Wilder, mais pas du niveau de son Ring – il faut dire que le livret est *encore plus* impossible !) qui en existent. À bientôt !
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