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Carnets sur sol
#9 Les deux Liederkreis de Schumann (Heine Op.24 😊, Eichendorff Op.39👌), sommets de son art sur des poèmes ineffables, par Roman Trekel 🙂 (remplaçant Gyula Orendt 😢). Couplage avec le Quintette et le Quatuor piano-cordes (bijou moins donné). 🤗
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Carnets sur sol Sep 25
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Et l'immanquable placard de la Cité de la Musique ! Aucune hardiesse ne m'arrête !
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Carnets sur sol Sep 25
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Alors que c'est un concert au cœur du répertoire qui me touche le plus, personne pour m'arrêter dans les couloirs. Je fréquente les mauvaises personnes. (Ou bien tous ceux qui l'aiment sont déjà vieux.)
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Carnets sur sol Sep 25
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Un cycle vocal + une pièce de musique de chambre dans chaque partie : on retrouve ainsi la même émotion après l'entracte, choix très judicieux.
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Carnets sur sol Sep 25
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Les cycles Op.24 & 39 constituent pour moi le sommet du lied schumannien (encore plus que Dichterliebe ou Frauenliebe) et partant, de la musique universelle. Comme Beethoven-s5 ou Mahler-s2, comme Mendelssohn-q6 ou Brahms-t1, rien que les entendre, même loin de nos goûts, grise.
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Carnets sur sol Sep 25
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La fraîcheur non sans complexité de l'un, l'intense lyrisme d'épure de l'autre (et sur quelques-uns des plus beaux Eichendorff) me bouleversent quoi qu'on en fasse, car l'œuvre est là, présente de façon si impérieuse et nécessaire.
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Carnets sur sol Sep 25
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Roman Trekel est l'exacte inverse de mon (voire l' – selon tous les traités) idéal vocal : engorgé, cravaté, épais, émis par le bas…de surcroît il a beaucoup vieilli en peu de temps (ces disques de 2015 le montraient en pleine forme), vibrato plus très beau, aigus se dérobant…
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Carnets sur sol Sep 25
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Il chante plutôt des rôles courts en tessiture et en durée, désormais (Tisiphone dans Hippolyte, Sprecher, don Fernando, Ottokar, le père de Hänsel…), mais il y a un an et demi, c'était Almaviva, Pizarro, Rodrigue et le vaste Faust de Schumann. Comment faisait-il ?
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Carnets sur sol Sep 25
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Pourtant… (Sur ce magnifique en forme de je vous laisse aller travailler.)
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Carnets sur sol Sep 26
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Pourtant, passé chaque début de cycle difficile, je suis magnétisé par sa puissance d'évocation : le texte (et ses consonnes) est croqué avec générosité, une atmosphère d'installe malgré la tessiture trop basse, le timbre vieilli et vilain ; plus encore,
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Carnets sur sol Sep 26
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les plus beaux poèmes semblent s'épanouir sous son verbe et la voix se libérer soudain (Schöne Fremde – peut-être le poème que je chéris le plus au monde, et dont Schumann fait autre chose –, Frühlingsnacht…), moments d'extase incantatoire.
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Carnets sur sol Sep 26
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On sent aussi le grand styliste (la qualité des transitions, ou le sens de la ligne et des enchaînements de ligne, dans Mondnacht par exemple). Bref, d'abord vaguement dégoûté, puis captivé, et même très ému.
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Carnets sur sol Sep 26
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C'est une chose qu'on retrouve aussi dans ses disques : la voix est à l'opposé de tout ce que je peux souhaiter, mais quand je fais l'effort de les écouter, j'y trouve à chaque fois une grande finesse d'interprète, qui contraste avec cette voix épaisse de méchant caricatural.
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Carnets sur sol Sep 26
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Cette impression étrange se retrouve dans l'exécution des deux merveilleux piano-cordes (je raffole de l'adagio lyrique et du final fugato du Quatuor, et c'était mon premier Quintette en salle !), pour des raisons à peu près inverses.
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Carnets sur sol Sep 26
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Le Quintette fonctionne d'ailleurs très bien en vrai – la Marche ressassante du II a en réalité beaucoup plus de sens lorsqu'on observe la circulation spatiale du thème.
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Elemer Sep 26
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D'accord avec toi : une voix qu'on aurait aucun plaisir à écouter si elle ne faisait si bien entendre le poème.
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Carnets sur sol Sep 26
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En revanche, cela manquait clairement de répétitions : Bashkirova (que je respecte énormément pour proposer ces programmes – Ustvolskaïa et mélodies futuristes a saison passée !) noyait tout dans la pédale et était souvent un brin en retard dans les traits,
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Carnets sur sol Sep 26
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et côté cordes les profils et styles étaient très disparates. Le plus virtuose était, étrangement, le violon II, Mohamed Hiber, très engagé, et phrasant de façon lyrique.
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Carnets sur sol Sep 26
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Michael Barenboim (violon I), à l'opposé, jouait avec une impavidité déconcertante, comme s'il jouait une étude pour la première fois : jamais vu aussi peu d'archet chez un pro ! Et aucune expression, aucun phrasé, tout débité de façon égale, comme Jacques Delors parlant anglais.
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Carnets sur sol Sep 26
Replying to @carnetsol
Dans la Marche, le I énonce une phrase sèche, le II l'enrobe de césures de soliste. Disparité. Ma voisine de derrière l'a résumé en une phrase assassine : « ils ont un beau studio de répétition ».
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