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Carnets sur sol
#4 Intégrale des Motets de Couperin, volume 3 par l'ensemble Marguerite Louise : Ad te levavi oculos meos, un Dialogue (genre très en vogue en ce tournant XVIIIe à Paris) entre Jésus et l'Homme, deux motets « compoſez de l'ordre du Roy » avec de beaux solistes.
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Carnets sur sol Sep 17
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Le motet royal de 1704 a la particularité de se terminer sur un solo de dessus accompagné de quatre parties instrumentales (dont deux hautbois, d'ordinaire réservés aux grands motets) sans basse continue.
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Carnets sur sol Sep 17
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Pour le reste, je n'ai pas trouvé ces pièces extraordinaires : il y a toujours, dans les motets de Couperin (hors les Leçons de Ténèbres, qui sont à ce répertoire ce que sont Beethoven 5 et Mahler 2 à la symphonie, des tubes dont on n'abuse jamais),
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Carnets sur sol Sep 17
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… un résultat en grisaille malgré le raffinement incontestable de l'harmonie. Dans la plupart de ses pièces vocales sacrées, il ne paraît décidément pas fait pour le drame – alors qu'aux claviers ou dans les Leçons… !
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Carnets sur sol Sep 17
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De surcroît, arrivés au dernier moment pour profiter des visites alentour, nous n'entendions rien depuis la nef de Saint-Gervais : gambe et flûtes inaudibles, hautbois minsucules, chanteurs perdus.
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Carnets sur sol Sep 17
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Ce n'était pourtant pas leur faute : même l'excellent Collardelle, qui passait mieux, était un peu happé par l'immensité, sans son irradiation habituelle. Lecture assez contemplative de Jarry (plus qu'extravertie ou rhétorique), dans le goût Daucé, donc paramètres défavorables !
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Carnets sur sol Sep 17
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Pour autant, très belle entreprise que je salue, bien évidemment. Mais j'avoue, dans ces circonstances, que je me suis un peu ennuyé. Mention public : les religieuses qui commentent la musique pendant l'exécution. Et moi qui croyais qu'on enseignait la maîtrise du silence !
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Carnets sur sol Sep 17
Replying to @SgurrThuilm
Tout dépend dans quoi. Il fait beaucoup d'inédits, de programmes thematiques passionnants et il le fait bien, je l'adore pour ça.
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Carnets sur sol Sep 17
Replying to @SgurrThuilm
En revanche, avec le recul au fil des années, je suis plus frustré par son positionnement esthétique : il favorise le fondu poétique ce qui est, pour moi qui aime dans cette musique avant tout le verbe et la rhétorique, très vite décevant.
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Carnets sur sol Sep 17
Replying to @SgurrThuilm
Dans L'Orphée de Charpentier, c'est grand. Dans l'air de cour ou le sacré français, ça ne me touche pas (et je crois même qu'on ne doit pas le jouer comme cela).
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K1KA Sep 17
Replying to @carnetsol
Tiens vous y étiez ? 😁
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Carnets sur sol Sep 17
Replying to @SgurrThuilm
Je crois que c'est lié, passé la stupéfaction de la beauté du son, au fait que sur ce répertoire homogène, ça ne nous surprend plus. Pas convaincu par les airs de cour nocturnes ni par les polychoraux (superbes exhumations) –mais le Ballet Royal de la Nuict et Orphée, grands.
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Carnets sur sol Sep 17
Replying to @dul_cimer
En effet ! Et de ce côté en plus.
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