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Carnets sur sol
#133 Le ballet est sold out à Garnier toute la semaine, mais pour le lied, ça ne se bouscule pas ! Pourtant, Piotr Beczała y chante Dichterliebe de Schumann-Heine, et des mélodies délicieuses de Dvořák, Rachmaninov, même Karłowicz ! <3
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Le cas de Beczała est très intéressant : la voix est à la fois en arrière (placement polonais, malgré ses études autrichiennes) et riche en résonances hautes (surtout dans les aigus). De même, pas très expressif, mais sa sobriété met en valeur les mots et les langues.
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Je n'en attendais rien et j'ai été bouleversé par son (sa) Dichterliebe : rien de singulier, d'une grande sobriété, et justement il ne fait jamais primer la ligne sur le naturel de la diction…
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Dans Hör' ich das Liedchen ou Allnächtlich, c'est toute la saveur brute de l'œuvre de Heine-Schumann qui nous frappe, sans truchement d'interprète… l'œuvre toute nue (et quels beaux graves, très timbrés !).
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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J'ai moins aimé le reste : le timbre reste très blanc, et les œuvres sont moins marquantes. Le gentil romantisme du jeune Karłowicz de fin d'études, le folklore tsigane convenu de Dvořák.
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Les Rachmaninov (en particulier les stances de « Ne poj, krasavica » et les figuralismes fluviaux de « Vesennije vodi ») sont beaucoup plus entraînants, pour finir !
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Et quel festival linguistique ! 1h30 de récital, 4 bis très expansifs (zarzuela, Zueignung de Strauss, Werther, Catarì) et… 7 langues !
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Allemand (très bon, malgré des « -en » pas tout à fait exacts), polonais (savoureux), tchèque (très en arrière et… polonais), russe (polonais aussi, sans les mouillures…), espagnol (gouaille !), français (blanchâtre, mais Werther !), italien (généreux, avec Catarì)…
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Impressionné(s), dans Werther, par sa capacité (la voix était un peu prise dans le centre de gravité plus bas et la moindre projection des lieder) à changer totalement le placement *en cours d'émission* pour faire sortir glorieusement les aigus lorsqu'ils semblaient bloqués…
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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En fin de compte, outre le parcours original, on en retire un Dichterliebe très émouvant, et une générosité remarquable pour un artiste qui est en cours de répétitions au pied levé pour son second Lohengrin et son premier Bayreuth !
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Amusant : rien qu'à l'entendre jouer, je savais que Sarah Tysman n'était pas principalement une cheffe de chant (plus de doigts, moins de logique) ni une soliste (peu de relief). De fait, elle semble beaucoup faire carrière comme accompagnatrice.
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Carnets sur sol 9 Jul 18
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Très agréablement fluide, mais sans grand relief aussi. Souplesse réelle, sans être totalement à son aise. Pas particulièrement passionnant, mais tout à fait suffisant.
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Frederique Reibell 8 Jul 18
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Si je n'avais pas eu un mariage à Beauvais ce week-end, je me serai précipitée sur ce concert. Le programme avait l'air si beau. 😞
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