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Carnets sur sol
¶ En route pour Samson & Dalila, l'opéra le plus célèbre (et pourtant l'un des moins satisfaisants, à mon sens) de Saint-Saëns. #120 Ma première fois, donc ; je me réservais pour une occasion spéciale – et figurez-vous que ce soir, ce sera chanté en français !
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Carnets sur sol Jun 15
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Je trouve Saint-Saëns meilleur dans l'archaïsant (Henry VIII : ) ou le /sans façon/ (le Timbre d'argent : ) ; et, pour ce qui est du postwagnérisme, combien plus abouti (et riche !) dans les tristaniens Barbares !
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Carnets sur sol Jun 15
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Contre toute attente peut-être, en Samson Alagna s'est montré d'une aisance stupéfiante ; et l'arrogance, le verbe, tout en lui respire le prophète d'opéra. On n'a pas eu tant de grands Samson (mots, timbre et éclat) depuis Luccioni, en français en tout cas. David content.
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Romain. Jun 15
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On se croisera peut être ! 🎉
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Carnets sur sol Jun 15
Replying to @BurgundyTouch
David (encore plus) content.
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Carnets sur sol Jun 15
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(je parle des représentations de Vienne, filmées ; pour l'in vivo, je dirai – ma satisfaction – dans quelques heures)
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Adalbéron Palatnīk Jun 15
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On se suit décidément partout dans jamais se voir 👻
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Carnets sur sol Jun 15
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Playin' tough to get ! (C'est du moins ce que j'ai compris des chœurs de RF ce soir.)
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Le Cheikh Jun 15
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Préférer les Barbares à Samson & Dalila, on ne va vraiment pas être d'accord !
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Carnets sur sol Jun 16
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Même plusieurs étages au-dessus. À peu près l'écart qui sépare Pelléas de la Grande-Duchesse. :)
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Le Cheikh Jun 16
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Je crois que je préfère ne pas savoir dans quel ordre vous classez ces deux opéras...
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Carnets sur sol Jun 16
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Vous trouvez vraiment les *doubles doublures* de tuba tellement irrésistibles pour que mon opinion sur Samson vous fasse à ce point douter de moi ? :'-(
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Carnets sur sol Jun 16
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¶ Samson reste un opéra qui me paraît très mineur, mais je ne me suis pas ennuyé un instant – alors qu'au disque, je peine au delà de l'enfilade sublime des grands airs de l'acte I.
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Carnets sur sol Jun 16
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Il faut dire que l'absence d'action est assez pénible : le II n'est qu'un duo d'amour (ça bouge moins que dans Parsifal et à peine plus que dans Tristan !), le III se limite à une attente – finalement, tout tend vers ce si final, hors ce fascinant duo-fugato des méchants !
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Carnets sur sol Jun 16
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En si peu de matière, Ferdinand Lemaire parvient à ménager des contradictions qui grattent : Dalila semble connaître Samson tout en faisant sa rencontre au I, et le pivot du secret est nébuleux au II – Samson l'a-t-il révélé hors-scène ou les soldats étaient-ils trop nombreux ?
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Carnets sur sol Jun 16
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¶ On le décrit souvent comme post-wagnérien, mais c'est vraiment autre chose, ce mélange de fugatos d'oratorio et d'unissons de tubas (2 tubas qui doublent Abimélech, on ne fait pas plus pauvre et plus moche !). Très étrange, le grand et le misérable se côtoient de très près.
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Carnets sur sol Jun 16
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Quelques motifs parcourent l'œuvre, assez sommaires : souffrance des Hébreux, souffle divin, Dagon, séduction.
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Carnets sur sol Jun 16
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Seule réelle trouvaille, le thème des souffrances hébraïques, débridé, alors que Samson hésite à révéler son secret, comme le pressentiment de conséquences. Je me suis demandé aussi si le thème de Dagon après le rejet par Dalila exprimait la trahison, ou le tourment de l'amant.
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Carnets sur sol Jun 16
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¶ Deux détails amusants. ∆ Jamais entendu une doublure cor anglais / basson, halo et volume très particulier, je valide ! ∆ Les méchants à l'acte II, manifestement inspirés de ceux de Lohengrin !
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Carnets sur sol Jun 17
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Je ne suis pas suspect de ne pas aimer passionnément l'ONF, mais il était là dans un tout petit soir ; un son tout gris, pas vraiment de cohérence d'ensemble ; Tatarnikov les faisait jour lentement et mollement, sans doute pour le côté épique-sacré, mais bof.
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