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Carnets sur sol
#113 La Nonne sanglante de Gounod. Livret un peu didactique (l'épisode du Moine de Lewis est si bref !), mais je confirme le bon Gounod pressenti au disque. Traces de Meyerbeer (harmonies des Huguenots), d'Halévy (ermite-Brogni), de Weber (vents effrayants).
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Carnets sur sol 4 Jun 18
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Jérôme Boutillier a remplacé André Heyboer pour le gros rôle de baryton, et a appris le rôle dans la journée. Impeccable de bout en bout, les entrées dans les scènes de foule comme la grande cantilène du IV.
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Carnets sur sol 4 Jun 18
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Équilbey a fait saluer l'orchestre, superbe grain (avec Fernandez De Larrinoa à la contrebasse, un capiteux cor anglais d'époque, un timbalier formidable !). Ses gestes sont toujours aussi ternes, mais le résultat est très convaincant (et quels musiciens !).
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Dans le registre meyerbeerien, tout de même, ce page Arthur, c'est Urbain (teasing sur une nouvelle à donner suite une cantilène à trois temps avec coloratures…). (Et le vents seuls pour exprimer la terreur surnaturelle sont d'une facture très Freischütz.)
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Écriture orchestrale très ronde, peu sollicitante en rythmes ou couleurs (c'est du Gounod), mais exceptions : ∆ motif récurrent de la Nonne, ∆ doublures cors-harpe pour cloches surnaturelles (saisissant !), ∆ flûtes façon War Requiem, ∆ contrechant avec solo de cor anglais…
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Peu de grands ensembles hors de la fin du IV (mariage raté), et encore, on entend assez peu de lignes solo, surtout des réponses et accompagnements pour le ténor principal.
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Les airs de Rodolphe sont vraiment marquants (et notamment la romance d'espérance avec solo simultané de cor anglais). Sinon, ce sont les duos qui impressionnent : avec le page (III, format original), la Nonne (III), et le dernier avec la bien-aimée (V).
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Ce dernier duo est fort original : la petite Agnès, typiquement le personnage de victime, mariée contre son gré puis abandonnée à l'autel par celui qu'elle aime, au lieu de pleurer puis de devenir folle… … finit par s'impatienter et jette son amant dehors à coups de pieds au
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Il faut vous figurer Lucia qui botterait le fondement d'Edgardo à la fin du mariage, ou Luisa Miller qui desentripaillerait Wurm. Dépaysant. (c'est là où la capacité de Santoni, soprane lyrique, à emprunter aux dramatiques, force le respect)
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Entendu aussi des bouts d'Hérold, et même le climax de l'ancre du Vaisseau fantôme (celui qui réveille partiellement le Pilote), assez exactement dupliqué au début du V, avec le même raclage hystérique de timbales. Sur crincrins, ça donne.
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Côté mise en scène, je conçois tout à fait les besoins de sobriété dans les dépenses, mais le besoin que ce soit aussi terne et moche m'échappe. Plein de choses évidentes, en scénographie comme en direction d'acteurs, ne sont même pas essayées, alors que le sujet est porteur.
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Carnets sur sol 5 Jun 18
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Rien que mettre un peu de couleur chez les personnages, respecter ou clarifier les changements de lieu (un petit carton-pâte ou une projection pour le lieu de l'attentat,par exemple). Pourquoi David Bobée n'a-t-il pas voulu, n'en sais mie. C'est une œuvre pittoresque, pourtant.
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Carnets sur sol 6 Jun 18
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Côté chanteurs, très belle équipe, d'où émergent l'autorité naturelle de Teitgen et bien sûr Spyres, dans un rôle écrasant (aigu, longueur de souffle, éclats dramatiques, tout le temps sur scène).
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Carnets sur sol 6 Jun 18
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Il semble hésiter entre plusieurs placements plus ou moins métalliques, plus ou moins ronds / en arrière, ce qui a un impact sur la facilité et le volume ; quelques inconforts pas totalement résolus (qui ne m'avaient pas frappé chez lui) selon les voyelles,
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Carnets sur sol 6 Jun 18
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Mais le plus clair du temps (et jusque dans ces étonnantes fragilités), il enchaîne les beautés les plus assurées avec une sûreté parfaite :
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Carnets sur sol 6 Jun 18
Replying to @Opera_Comique @BruZane
grand legato, suraigu, français parfait et expressif, il plane avec une grande présence sur un rôle impossible (à la fois qualités de léger et de dramatique). Des raretés absolues (et de qualité) servies à ce niveau, l' et sont des bienfaiteurs universels.
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Carnets sur sol 6 Jun 18
Replying to @carnetsol
(Tandis que l'Opéra de Paris trait le touriste avec ses doubles séries de Barbier et de Traviata… sur une subvention d'une ampleur qui ne permet même pas la comparaison.)
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