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Carnets sur sol
Prêt pour le #110. Calypso & Telemachus par la Compagnie de . Un inédit absolu d'après Fénelon, jamais redonné depuis sa représentation infructueuse en 1712. Ni tragédie en musique, ni opéra seria, ses airs sont farcis de monosyllabes répétés !
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Carnets sur sol May 30
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Le compositeur, Galliard, est un Allemand installé à Londres ; hautboïste (pour Haendel notamment), organiste… il nous en reste surtout, aujourd'hui, quelques jolies pièces de danse. Tout cela au Temple du Luxembourg tout à l'heure.
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Carnets sur sol May 30
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Fin prêt ! Partition, programme, bloc-notes (de fortune). Et tous les sens aiguisés !
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Carnets sur sol May 30
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C'était donc du seria (et les récitatifs en sont de surcroît perdus !). Mais du seria haute-couture – le langage évoque beaucoup Rinaldo, et l'on trouve le meilleur de l'époque :
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Carnets sur sol May 30
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tuilages de secondes à l'italienne, batterie de cordes, audaces harmoniques, très belles marches harmoniques, superpositions rythmique complexes, et les airs avec solo instrumental simultané sont si nourrissants qu'ils évoquent au moins autant Bach que Haendel.
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Carnets sur sol May 30
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La musique est vraiment nourrissante, et l'épate vocale limitée à quelques traits ponctuels, qui font donc leur effet. Très belle partition pour orchestre (alors même que ce répertoire peut être assez pauvre).
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Carnets sur sol May 31
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L'Ouverture et 6 airs ont été supprimés – il manque un altiste, et sa partie est d'ailleurs écrite en ut2 ; le manque de temps aussi, je suppose, considérant que Blondel, El Zein et Swan font des solos dans de grandes maisons (et ne sont pas payés ici).
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Carnets sur sol May 31
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Mais dans du seria, et sur 35 airs, ce n'est pas capital (ça évite même que ce ne soit trop long) : ça ne déséquilibre rien et on est tellement comblé de découvrir ce maillon de l'opéra anglais (il n'y a pas rien entre Purcell et Britten, loin s'en faut), étonnamment riche.
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Carnets sur sol May 31
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Le livret, pas très palpitant (Télémaque est convoité par Calypso, succombe à sa suivante qui est courtisée par Protée, est aiguillonné par Mentor pour reprendre la recherche de son père), a de jolis effets de langage,
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Carnets sur sol May 31
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et l'œuvre se termine étrangement, après le quatuor de réjouissance dont le personnage principal est exclus, par un bref récitatif accompagné de fureur d'icelui : Calypso condamne l'île au dessèchement, et appelle la mort. Hé bien.
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Carnets sur sol May 31
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Présentation d'Ivan Alexandre qui part du topos de l'opéra anglais inexistant (ce qui m'a d'abord un brin impatienté, je l'avoue) pour explorer plus en détail les mutations du genre à Londres autour de 1712, de façon éclairante.
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Carnets sur sol May 31
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Belle distribution, où l'on fait à nouveau, après Marion Gomar, Claire-Élie Tenet, Tosca Rousseau et plus d'autres que je ne puis compter, la rencontre d'une soprane encore peu célèbre (mais bien lancée dans la carrière) d'une qualité exceptionnelle, Erminie Blondel.
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Carnets sur sol May 31
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Voix brillante, puissante, patine sombre, agilité qui claque, coups de glotte qui saisissent, et une autorité incroyable : une grande voix ample, ronde et très nette à la fois, technique parfaite *et* charisme déclamatoire.
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Carnets sur sol May 31
Replying to @LaSeineMusicale
Elle a fait Antonia à Lucques, Pise et Coccia, est un peu la prima donna de Clermont-Ferrand, et fera la saison prochaine Bellangère au Capitole. C'est aussi elle, la Marguerite du Faust que donne ces jours-ci (sans annoncer la distribution !).
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Carnets sur sol May 31
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Tout le reste était très bien, accompagnement de qualité (le hautbois solo, Timothée Oudinot, a un timbre de dingue !), modérément contrasté, mais très adéquat ; chanteurs tous bons. À présent, quelques détails de la partition.
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Carnets sur sol May 31
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Le rôle de Mentor (qui se révèle ensuite en Athéna) était bien sûr dévolu à une femme, je me suis demandé pourquoi un ténor, comme on le faisait dans le premier XXe (Di Stefano en Ottone, Corelli en Sesto…cela existe) ? Dans son duo, cela change même la dispositon des accords !
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Carnets sur sol May 31
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À présent, quelques détails (illustrés) de la partition.
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Carnets sur sol May 31
Replying to @carnetsol
Petit relevé des mono- ou disyllabes répétés en mitraille dans les airs : dash, hark, no, pursue, see, from me, hast, echo, awake, joy… quand je disais que John Hugues en met partout ! Mais peut-être davantage un (joli) procédé rhétorique de Galliard pour lancer ses airs !
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Carnets sur sol May 31
Replying to @carnetsol
Voici les tuilages de secondes dont je vous parlais. (Ce sont des effets d'appoggiature, c'est-à-dire de décalage dans l'harmonie, entre deux lignes qui frottent et se chevauchent. Caractéristique des bons opéras de Haendel et du Vivaldi sacré : un (bon) trait d'italianité.)
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Carnets sur sol May 31
Replying to @carnetsol
Pas mal de syncopes, de rythmes décalés (qui partent après le beat, comme en jazz), de superpositions de rythmes de nature assez différente (pour l'époque). Vraiment une musique raffinée, qui condense la crème du temps.
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